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Zoom... Christian de Boissieu

Zoom... Christian de Boissieu
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Dans cet espace nous souhaitons vous faire part d'expériences, de vécues en entreprises, tant au niveau social que culturel ou économique.

Une interview mensuelle avec des professionnels provenant de divers horizons. Des entrepreneurs, des présidents, des politiciens, des professeurs partagerons avec nous leurs expériences et connaissances de manière franche et spontanée.

Christian de Boissieu est économiste et professeur à l'Université Paris I. Considéré l'un des économistes français les plus éminents, il assume depuis 2003 la présidence du Conseil d'analyse économique (institution de conseil du premier-ministre), et a intégré la Commission Attali. Celle-ci a présenté en fin janvier son rapport avec 314 recommandations pour la "libération de la croissance" de l'économie française.

CCIFP

 

Quelles sont vos prévisions pour l’avenir proche de l’économie française ?

Je peux vous dire que je reste raisonnablement optimiste. Je dis cela parce qu’à la lumière des dernières nouvelles sur l’environnement économique mondial, il est vrai qu’il y a une tendance à être plus réservé. Je reste optimiste, ce qui ne veut pas dire que tout soit réglé. Mais je pense que pour 2008, on aura une croissance française autour de 2 % par an. À peu près comme l’année précédente. Cette année je pense qu’on va faire la même chose, dans un contexte international qui restera relativement difficile.


Quelles raisons vous mènent alors à garder cet optimisme ?

Tout d’abord, je crois que les États-Unis, auxquels nos économies européennes sont liées, peuvent encore éviter une récession. Le ralentissement américain a commencé avant la crise des subprimes et il est accentué par elle. Aujourd’hui le taux de croissance américain doit être autour de 1 – 1,5 %, et je pense que les Américains peuvent échapper à la récession à trois conditions.

D’abord, il faut que la Réserve Fédérale Américaine (Fed) continue à baisser son taux directeur. L’expérience depuis août dernier démontre une très grande réactivité de la Fed, qui pourra permettre de surmonter cette situation un peu difficile.

Ensuite, la poursuite de la baisse du dollar - c’est là que se pose un problème pour nous en Europe. Il est probable que le dollar va continuer à baisser, que l’euro continue à monter, et donc, même si l’euro fort réduit la facture pétrolière, cela n’est quand même pas une bonne nouvelle pour notre compétitivité et notre croissance en Europe.

Enfin, il faut une assez forte réactivité fiscale. Le plan Bush qui a été récemment annoncé a au départ plutôt angoissé les marchés qu’il ne les a calmés. D’où ce mini-krach du 21 janvier, y compris quelque chose d’inédit : ce fut la première fois, depuis le mois d’août – début de la crise des subprimes – que les marchés émergents ont corrigé significativement à la baisse. L’accord récent entre l’administration et le Congrès me rend plus optimiste…

Donc, du côté des Etats-Unis, à ces trois conditions, ils peuvent éviter une récession, même s’ils sont confrontés à un fort ralentissement.


Et quel sera l’impact de ce fort ralentissement américain sur l’économie mondiale ?

L’économie mondiale, à son tour, a démontré une forte résilience, c’est-à-dire une capacité de résistance à des chocs négatifs. N’oublions pas que, en 2007, la croissance mondiale a été de 4,9 % malgré l’accumulation des chocs : pétrolier, géopolitique, financier (avec la crise des subprimes)… Cette année, la croissance mondiale pourrait être de 4,2 % (la dernière prévision du FMI est à 4,1 %), elle va donc perdre sans doute cinq dixièmes de points, mais pas beaucoup plus que ça.

Trois éléments concourent au soutien de la croissance mondiale. D’abord, la croissance reste vive dans les grands pays émergents : la Chine, l’Inde, la Russie (d’ailleurs qui n’est plus un pays émergent, mais un pays émergé), les autres pays de l’Asie et de l’Amérique Latine. Ensuite, les banques centrales ont été et devraient continuer à montrer une bonne réactivité, et ainsi permettre de maintenir la croissance mondiale et de la soutenir. Enfin, nous vivons dans un monde où il y a beaucoup d’argent, beaucoup de liquidités. Cela était vrai avant la crise des subprimes, et n’a pas changé depuis.


Et pourtant, c’est dans une économie mondiale avec beaucoup de liquidités que la crise des subprimes a été déclenchée…

C’est vrai. C’est un peu le paradoxe de la crise que nous traversons depuis le mois d’août : une crise de liquidité dans un monde où il y a beaucoup de liquidités. Mais il s’agit en fait d’un paradoxe uniquement en apparence. Ce qui se passe effectivement c’est que depuis le mois d’août on assiste à une crise de confiance dans les relations entre les banques sur le marché monétaire, d’où le manque de liquidités chez certaines banques. Mais il n’y a pas de problème de liquidités dans l’économie mondiale dans son ensemble. Un exemple de cette liquidité disponible à un niveau global est la montée des fonds souverains. Ces fonds, comme le chinois, celui d’Abu-Dhabi, ou celui de Singapour, montrent bien ce recyclage de capitaux qui existe au plan mondial.

Donc, je résume : je pense que l’environnement global de l’Europe va quand même rester porteur malgré le ralentissement américain, je pense que nous avons en nous – puisque l’essentiel de notre commerce extérieur se fait entre nous – des facteurs de résilience. L’Allemagne va ralentir cette année. Elle était à 2,5 % en 2007, cette année elle sera à 1,8 % ou maximum 2 %. Cela est fondamental pour la France, son principal fournisseur et premier client.

Il y aura des défis à relever, non seulement la persistance d’un certain nombre de chocs géopolitiques, le prix élevé du pétrole, des produits agricoles, et puis, la question du taux de change. Car si le dollar baisse encore, il faudra voir si on peut faire quelque chose en termes de politique de change en Europe. La question est très délicate.


Certaines entreprises françaises ont commencé ces derniers temps à mentionner publiquement la possibilité de délocaliser leurs activités vers la zone dollar, en raison du décalage entre l’euro et le dollar. Comment interprétez-vous ces propos ?

Quand ces entreprises ont commencé à en parler, notamment le consortium franco-allemand EADS j’ai pris cela comme un message aux politiques : trop, c’est trop ! Effectivement, si le dollar continue à baisser, cela va nous poser un problème de maintien d’un certain nombre de centres de production et de profits dans la zone euro. J’ai vu dans ce message de la part d’EADS et d’autres entreprises un message adressé aux politiques du style : à partir d’un certain seuil, on ne peut plus avoir une politique de "benign neglect", c’est-à-dire se désintéresser du niveau du change, car la surévaluation de l’euro est telle qu’on ne peut pas faire semblant que les effets n’existent pas.

Le benign neglect – ou si vous préférez, la « douce insouciance » - vaut quand le taux de change est à l’intérieur d’une fourchette. Mais dès que vous sortez de la fourchette vers le haut, quand l’euro devient trop surévalué, cela devient un peu désagréable !
Il y a quelque chose d’important qui s’est passé en Europe à la fin 2007 : un certain nombre d’industriels allemands ont commencé à se plaindre du niveau du taux de change. Ce qui était quelque chose de nouveau, car l’Allemagne a un énorme excédent commercial extérieur, alors que la France a un déficit extérieur important…

Cette menace de « délocalisation » en raison du taux de change existe chez un certain nombre d’industriels allemands, même si du côté des politiques les Allemands restent prudents dans le débat sur les taux de change.

Christian de Boissieu

Les déclarations assez récentes du président Sarkozy pour un renforcement des compétences de l’Eurogroupe et contre une indépendance excessive de la BCE ont été mal accueillies par plusieurs gouvernements européens. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Je ne mets pas en cause l’indépendance de la BCE, car elle est légitimée par le traité de Maastricht. Je pense que celle-ci a plus d’avantages que d’inconvénients.

En outre, je ne pense pas que la mission de la BCE, définie par le Traité de Maastricht, doive être remise en cause. Je ne suis pas de l’avis de revoir les textes, à la différence d’un certain nombre de mes collègues qui pensent qu’il faudrait aligner le mandat de la BCE sur celui de la Fed. Comme vous le savez, celle-ci s’occupe non seulement de stabilité des prix, mais aussi de croissance, d’emploi et du niveau des taux d’intérêt à long terme.

Dans le Traité de Maastricht, nous avons été moins explicites. Son article 105 dit que l’objectif principal de la BCE est la stabilité des prix. Cet article laisse la place à des interprétations plus ou moins souples. Qu’est-ce que l’objectif « principal » ? Ce n’est certainement pas le seul ! Et qu’est-ce que la stabilité des prix ? En pratique, la BCE définit ce qu’elle entend par stabilité des prix, et d’ailleurs elle a un peu (pas assez !) assoupli sa définition en mai 2003.

Je ne pense pas que ce soit le moment de changer cet article qui définit le mandat de la BCE, car il y a d’autres priorités en Europe. Je pense pourtant que la BCE aurait pu être, dans le passé et encore dans le présent, plus pragmatique qu’elle ne l’a été. Cela dit, quand je dis « pragmatique », c’est en ce qui concerne sa politique de taux d’intérêt. Ce que je demande à la BCE aujourd’hui c’est surtout de ne pas les augmenter, en raison de la crise financière et du taux de change de l’euro, car je pense que la poussée inflationniste actuelle est de nature transitoire. Il ne faut pas considérer qu’on est dans une situation d’un vrai retour de l’inflation.

La BCE a aussi des progrès à faire en termes de communication. Même si M. Trichet communique bien, la BCE en général, pourrait communiquer mieux.

Pour être équitable, j’ajoute que la BCE a très bien géré la crise des subprimes jusqu’à présent. Parce que le BCE, depuis le mois d’août, a fourni de la liquidité aux banques en difficulté. Au mois de décembre 2007, quand on craignait l’échéance de la fin de l’année à cause des opérations de window dressing de la part d’un certain nombre de banques dans la zone euro, la BCE a mis à leur disposition 350 milliards d’euros pour aider à passer cette période difficile.

Donc, du coté des taux d’intérêt, peut-être pas assez de pragmatisme et d’audace à la différence de la politique d’offre de liquidité face à la crise des subprimes. Je pense que Jean-Claude Trichet a bien joué sur ce plan-là.


Vous parlez très souvent de la nécessité d’une «politique de l’offre », en contraste avec des politiques « de la demande » orientées vers le développement de la consommation interne. Est-ce la même chose que de parler d’une « politique d’exportation » ?

Pas exactement. L’idée de l’offre n’est pas pensée uniquement pour l’exportation. En économie, il faut marcher sur les deux jambes, l’offre et la demande, et il faut que le système productif réponde. Certes, l’exportation et le gain de parts de marché occupent une place fondamentale dans cette nouvelle approche.

Mais le grand problème en France, pour lequel une « politique d’offre » peut constituer une solution, c’est que nous n’avons pas assez d’entreprises moyennes. On ne favorise pas assez la croissance des petites entreprises. Donc le concept de PME n’a pas grand sens, parce qu’il prétend désigner un tissu très hétérogène : il y a les petites entreprises qui ne croissent pas assez et les grandes qui ont déjà crû.

Or, l’une des conséquences de ce manque de moyennes entreprises innovantes et compétitives est que la France a perdu des parts de marché à l’extérieur, mais aussi sur son propre marché domestique. Ainsi, l’objectif principal de la politique de l’offre, qui envisage le développement d’une offre plus compétitive, est de gagner des parts de marché sur le marché domestique, et sur les marchés extérieurs.

Je vous donne un exemple : les parts de marché des constructeurs automobiles français. Si vous regardez les derniers chiffres, vous constatez que les constructeurs automobiles français on vu leurs parts de marché sur le marché français baisser. C’est donc un problème aussi bien intérieur qu’extérieur, et ce n’est surtout pas une opposition entre offre et demande.


Est-ce que l’actuelle crise financière, en faisant que les banques prennent de moins en moins de risques, peut constituer un entrave à la « politique d’offre » que vous défendez, vu que l’investissement vit du crédit ?

Je comprends votre raisonnement, mais je dois vous dire que je ne crois pas au « credit crunch » : les banques ne vont pas arrêter la production de crédit. Elles sont devenues plus sélectives, certes, mais être plus sélectif ne signifie pas arrêter la distribution de nouveaux crédits. Je vous donne juste un chiffre. J’ai regardé les statistiques de la BCE, qui concernent autant la France que le Portugal et les autres pays-membres. En novembre 2007, la croissance du crédit au secteur privé (entreprises et particuliers) dans la zone euro était de 11 % en rythme annuel. Les banques, du fait de la crise financière, vont devenir plus sélectives. Eh bien, cela passera à 7 ou 8 % de croissance par an. C’est une forme de normalisation.


Vous voulez dire que la crise des subprimes a eu des effets positifs pour le secteur bancaire?

La crise des subprimes n’est pas quelque chose de favorable en soi, mais il est vrai qu’elle a obligé les banques et les marchés à mieux tarifer le risque de crédit après plusieurs années de sous-estimation et sous-évaluation de ce risque.

Quand on prend les pays de la zone euro, les banques ont été, quand même et heureusement, moins touchées que les banques américaines, anglaises, suisses... Dans le cas français - et le portugais aussi, je pense – les banques ont été globalement parlant peu touchées (je ne parle pas de telle ou telle exception individuelle ni de l’affaire de la Société Générale…).Voilà, on a des problèmes à traiter, mais on ne va pas aller se pendre…

Christian de Boissieu

Quelle est selon vous l’importance du Portugal pour l’économie française ?

Je pense, d’une part, qu’il y a une tradition d’échange entre la France et le Portugal, en particulier là où la culture et l’économie se rejoignent. Il y a beaucoup de Français d’origine portugaise, de Portugais en France et de francophones au Portugal. Je constate, par exemple, que les constructeurs automobiles français restent assez bien placés au Portugal. Même s’il y a une concurrence très forte. Je pense donc qu’il y a une tradition d’échanges encouragée par une amitié entre nos sociétés civiles qui ne disparaitra pas mais qui a été renforcée par les phénomènes migratoires.

D’autre part, je constate que nous avons pas mal de choses en commun, un certain nombre de défis à traiter vis-à-vis de l’Europe, en particulier sur les finances publiques. Je peux vous dire, en tant que membre de la Commission Attali, que quand on regardait les expériences étrangères de réforme du secteur public, le cas du Portugal m’a paru très intéressant, assez audacieux sur un certain nombre de thèmes : sur la meilleure liaison entre la gestion publique et la gestion privée, sur le statut des personnes, sur une certaine flexibilité dans la politique de personnel, tout en respectant la sécurité professionnelle de ce personnel…

Ainsi, je regarde beaucoup ce que fait le Portugal, et il y a un sujet en particulier sur lequel nos deux pays se rejoignent un peu : c’est la question des finances publiques. Le Portugal et la France ont bien démontré une capacité de corriger progressivement leurs déficits, et de s’éloigner de la limite de 3 % établie par le pacte de stabilité et de croissance. Nous verrons bien ce qu’il en est pour 2008-2009.


Voulez-vous dire que le Portugal, pour la France, plus qu’un marché à explorer constitue un exemple à suivre ?

Dans certains aspects importants, comme celui de la réforme de l’Etat. Pourquoi ? Parce que le Portugal a réussi à faire avancer les choses en matière de gestion de la fonction publique (souplesse accrue, mise en place d’incitations…). La France n’a pas beaucoup, en matière de réformes, la culture du consensus : quelque chose provenant de la droite est tout de suite considérée comme mauvaise par la gauche, et inversement. Il faut du temps pour arriver à une société de consensus, mais nous y arriverons…

Dans cette logique, il y aura certainement des choses que le Portugal devra apprendre avec la France…

Oui, c’est vrai. D’ailleurs je viens de lire le rapport sur les perspectives économiques de l’OCDE, paru en décembre. Et qu’est-ce que je vois ? Vous espérez une croissance assez comparable à celle de la France : en 2008 autour de 2 % de croissance, à peu près comme nous. Vous avez un taux de chômage qui était de 7,9 %, également assez voisin de celui la France. Les prix sont sous contrôle : 2,4 % par an. Voilà donc que l’économie portugaise est sur plusieurs aspects importants en train de se développer de manière assez proche de l’économie française.

Mais le Portugal a un déficit extérieur élevé (en 2007, 9,2 % du PIB), alors que la France affiche un déficit commercial autour de 2 % du PIB.


Et pourtant, la balance commerciale bilatérale France-Portugal est pratiquement équilibrée, à environ 95 %...

Oui, mais ce n’est pas à cause de la France que le Portugal a un déficit extérieur. Il s’agit d’un problème de spécialisation internationale auquel s’ajoute pour nous tous l’effet des prix du pétrole.


Pour les entreprises portugaises qui veulent s’établir en France, quelles sont les principales difficultés ?

Je pense que pour toutes les entreprises qui viennent s’établir en France comme d’ailleurs pour les entreprises domestiques, les principales difficultés concernent la complexité administrative, le niveau des prélèvements obligatoires, la question des seuils réglementaires. Par exemple, quand on passe de 49 à 50 salariés on déclenche toute une série de réglementations dans le domaine du droit du travail et des questions sociales.

Le système français est un peu compliqué à comprendre, à lire, avec des règles du jeu qui changent parfois trop souvent (sur les aspects fiscaux, par exemple). Cela vaut pour la plupart des entreprises installées dans notre pays, qu’elles soient portugaises, françaises…C’est la raison pour laquelle dans le cadre de la Commission Attali nous avons fait sur tous ces sujets des propositions pour rendre le système français plus lisible et aussi plus stable. Car la stabilité des règles du jeu est fondamentale pour la confiance.

Du point de vue administratif, il y a trop d’échelons intermédiaires entre les communes, régions, départements, etc., et nous avons proposé de transférer progressivement – pas du jour au lendemain – les compétences des départements vers les communes et les régions. Nous sommes en train d’analyser et de décortiquer ces problèmes de manière lucide. On est dans un pays qui discute beaucoup, qui se préoccupe d’analyser ses retards par rapport à d’autres pays avancés. Alors, vous voyez bien : il y a des choses qui se passent en France, je suis optimiste pour notre pays.


Nous avons un commerce bilatéral équilibré, environ 45 000 entreprises dirigés par des portugais et luso-descendants en France, 3% du PIB français… Dans ce cadre quelle est doit être le rôle de la CCIFP ?

La CCIFP peut et doit jouer un rôle central. Pas à la place, mais à côté de la coopération bilatérale gouvernementale entre les deux pays, avec un rôle décisif pour faire passer l’information dans les deux sens. Elle doit avoir un rôle important d’appui aux entreprises portugaises qui seraient intéressées de venir sur le marché français et à celles qui y sont déjà.

Dans l’autre sens, elle peut aider les entreprises françaises qui veulent investir au Portugal. Même s’il existe une Chambre de commerce luso-française à Lisbonne… la CCIFP est spécialement bien placée pour intervenir dans les deux sens.

Bien sûr il faut dans le cadre de la CCIFP organiser des évènements assez régulièrement, pour se retrouver, réaliser tout cela. Compte tenu des liens historiques entre nos deux pays, la CCIFP a un rôle tout à fait central à jouer en plus des gouvernements, pas à la place des gouvernements.

Paris, 31 janvier 2007

CCIFP